Camaguey

Après 12 heures de route qui se sont transformées par magie en 15 heures, vive le transport Cubains, me voila à Camaguey, choix par intérêt, mais aussi parce qu’il divise les 20 heures théorique entre Baracoa et La Habana en presque 2.

Arrivée à 23 heures sur place, heureusement qu’Edda et Alexis de Baracoa m’avaient trouvé une adresse à Camaguey, Sra Marta, Lugareño n 267 entre Marti y Cristo (marta.sampedro@nauta.co.cu), adresse qui semblait sympa, surtout lorsque l’on vient te chercher à la estacion Viazul à ton arrivée à 23 heures, mais après vécu sur place, c’est le logement qui s’est avéré le plus moyen de mon séjour (pas de fenêtre, cafard dans la salle de bain…), à éviter. Cependant, je vous donne quand même une bonne adresse, Gregor, un Berlinois rencontré à Baracoa est allé loger à une autre adresse et m’en a dit que du bien, à part que c’est un peu plus éloigné du centre d’où je logeais (5 minutes à pied) : Nina et Enrique, Cuerno n°6 entre Independencia y San Pablo (32.29.78.73 ; residenciapierre@nauta.cu).

Agréable découverte de cette ville de 325000 habitants, troisième ville du pays, à mi-chemin entre Santiago et Santa Clara, Camaguey est une bonne surprise, il fait bon se perdre dans ces interminables ruelles venues d’une autre époque, à part peut être le nombre de touristes présents.

Par son histoire, son style et sa beauté ancienne, le centre, d’époque coloniale, a été classé en 2008 au Patrimoine mondial de l´UNESCO.

 

Camaguey

Camaguey

Camaguey

Camaguey

Camaguey

Ville très commerçante, beaucoup de magasins et de rues piétonnes, bien agréables, les prix restent corrects, pas comme à Trinidad par exemple.

J’ai réserve dés mon arrivée, le bus Viazul du retour pour la Habana et j’ai bien fait, la plupart des bus, 2 jours avant étaient déjà complet!

J’ai entendu beaucoup parlé en bien de « Playa Santa Lucia » qui est a 110 km de Camaguey, il y a des formules avec départ et retour, plus hôtel, mais comme je sais que ce n’est pas des formules qui me conviennent d’ordinaire, je verrai…

Je suis sur le retour et là c’est concret maintenant, les Cubains sont tellement charmants que je reviendrai certainement, c’est quasi certain…

Camaguey

 

Baracoa

Me voila à Baracoa, logement chez casa Edda y Alexis, Flor Crombet 115 (edda.aguilera@nauta.cu), pas mal du tout et trouvé sur place sans réservation (il faut arriver pas trop tard pour se permettre cela).

Je suis rassuré, en 1 mois et demi de travail de reconstruction, Baracoa se redresse, au rythme de la salsa, s’associe à présent, des bruits de construction de chantier un peu partout, pour pouvoir ainsi renaitre. On m’a expliqué par exemple que 50% du prix de tous les matériaux de construction étaient pris en charge par le gouvernement. De nombreux toits restent cependant en souffrance.

Baracoa

Seules les plages jadis idylliques, comme celle de la « Bahia de Miel » ou de la « Bahia Baracoa » n’étant pas prioritaire restent en rade au niveau visuel pour le moment.

 

Baracoa

Baracoa

Baracoa

Il faudra du temps pour retourner à ce qu’était Baracoa, mais ne la laisser pas tomber, j’ai rencontré beaucoup de touristes qui avaient annulés leurs réservations, les cubains de Baracoa ont besoins de vous pour ainsi pouvoir se redresser.

Visite du « Parque National Alejandro de Humboldt » qui se trouve à 38 km de Baracoa, c’est une réserve naturelle classée au patrimoine mondial par l’Unesco. Celui-ci n’est pas trop touché par l’ouragan, sinon par son accès de Baracoa devenu compliqué par un pont détruit.

Baracoa

Un pont de remplacement est en cours de construction et renseignements pris, les ouvriers qui doivent donner un feed back à chaque fin de journée travaillent sans relâche, le pont de substitution serait prêt pour fin de cette année.

Baracoa

Me voila au « Parque National Alejandro de Humboldt » organisé par Cubatur (quasi pas possible de trouver d’autres alternatives pour le moment).

Baracoa, Parque National Alejandro de Humboldt

« Sendero Natural Balcon de Iberia » au menu, 7 km dans une nature luxuriante, enfin un trekking cela me manquait. Avec stop pour se baigner dans les eaux d’une cascade.

Parque Alejandro de Humboldt

Parque Alejandro de Humboldt

Parque Alejandro de Humboldt

L’excursion se termine à la « Playa Maguana » qui est a 22 km au nord de Baracoa, superbe plage avec peu de séquelles de l’ouragan.

Playa Maguana

Playa Maguana

Bon à savoir, il y a moyen de loger là et quelques bars pour déguster des cocktails se trouvent là.

Autre excursion faite en taxi cette fois-ci (même prix que Cubatur, mais plus de flexibilité et bien sur moins de monde), la « Boca de Yumuri », à 25 km à l’est de Baracoa et 4 km après playa Barigua (un stop est prévu à cette plage au retour). On prend une barque pendant une dizaine de minutes pour se retrouver à la « Isla de las Almendras », puis on emprunte un chemin qui s’enfonce dans une vallée encaissée, sorte de canyon tropical. Le Sendero Yumuri – Belete fait 13 km, il y a de quoi marcher.

Ou simplement passer un moment cool le long du Rio Yumuri, j’ai préféré personnellement le Parque national de Humboldt.

En tout cas, le long de la route pour arriver à Yumuri, on voit aussi l’impact de l’ouragan, c’est d’ailleurs là que l’épicentre se trouvait.

Boca de Yumuri

Boca de Yumuri

Et voici, la Boca de Yumuri, pas mal , n’est ce pas?

Boca de Yumuri

Boca de Yumuri

Santiago de Cuba – La Farola

Le bus Viazul de 09h50 pour 11 CUC, me voila parti pour Santiago de Cuba, je pensais éviter la ville que je commence à bien connaitre, mais à cause de l’ouragan qui a touché Baracoa, la route par Moa que j’avais prise en mars dernier est quasi fermée, c’est toujours possible, mais les prix demandés sont exorbitants (120 CUC pour faire Holguin – Baracoa), c’est un pont qui a tout changé en disparaissant, le trajet nécessite maintenant de prendre une barque.

Je loge au même endroit qu’en mars, chez Zoila et Marlen, c’est une dame qui vit avec sa mère de 82 ans, accueil comme d’habitude chaleureux, d’autant plus que des touristes qui reviennent au même endroit c’est relativement rare, Bartolomé Maso n.159 entre Corona y Padre Pico (liudmila54@nauta.cu).

Santiago de Cuba

Visite de l´incontournable Parque Cespedes, du port et de sa brasserie, parcours habituel pour moi dans cette ville qui change et pas en bien malheureusement, pas possible de ne pas être apostrophé à chaque coin de rue, surtout au niveau du Parque Caspedes, c’est vrai que c’est le centre et qu’il n’y a que cet endroit qui est central et fait cuvette, d’où l’ensemble des quémandeurs de toutes sortes sont là.

A noter, je suis monté sur un mirador de la « Catedral Nuestra Señora de la Ascuncion », belles photos garanties.

Une bonne adresse de restaurant : Boulevard Santiago, Restaurante « Donde el sabor despierta tus sentidos », Calvario n°504 Altos, très bon poisson avec quelques places disponibles sur le balcon du 1er étage qui donne sur une place animée.

Santiago de Cuba

Santiago de Cuba

Santiago de Cuba

A 08h00 avec Viazul, en route pour Baracoa (15 CUC), dés l’arrivée a la Farola, on sent que la nature a été meurtries par quelque chose, et oui, l’ouragan Matthew est passé par la durant la nuit du 04 au 05 octobre 2016.

http://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/ouragan-matthew-frappe-violemment-cuba-continue-floride-403789.html

Baracoa

Baracoa

Baracoa

Je redoute à cet instant, mon arrivée à ce que je considère comme mon petit paradis Cubain, où en sera t-on au niveau des habitations de Baracoa?

Holguin – Gibara

Je quitte Santa Clara avec le bus de nuit Viazul de 23h45, pour 26 CUC et 8 heures de trajet, je me retrouve a Holguin tôt le matin (formule qui fait économiser du temps et de l’argent).

J’avais contacté une casa particulares par mail, 2 jours avant pour prévenir de mon arrivée : Alberto Ochoa Carralero, Angel Guerra 79 entre Miro y Morales Lemus, comme d´habitude à mon arrrivée, on me propose ailleurs : Rafael Toledo, Calle Peralejo 161 entre Maximo Gomez y Pepe Torres, pas mal 25 CUC avec le petit déjeuner, à 5 minutes du centre le Parque Calixto Garcia.

Le premier jour est consacré a découvrir Holguin un peu mieux qu’en mars où je n’y étais resté que quelques heures.

C´est la ville des parcs, le centre ville est une succession de vraies plazas populaires, ombragées et verdoyantes, où il fait bon flâner la nuit tombée, car en journée, c’est la canicule, je ressent vraiment une différence vis a vis de Habana et Santa Clara, il fait plus chaud.

Holguin

Surtout lorsque l’on décide de gravir la « Loma de la Cruz », escalier de 465 marches qui amène au sommet d´une colline où les espagnols y plantèrent une croix, d’après mes hôtes, le pape Jean-Paul II y serait monté en 1998.

En tout cas, heureusement qu’il y avait de la bière au sommet sauvé.

Un bon restaurant et pas cher du tout (plats entre 60 et 90 CUP en moneda national!!), dans un piétonnier qui donne sur le Parque Calixto Garcia, R. Manduley au n°145 (Restaurante Cafetaria Rico, Buena Vida).

Holguin

Holguin

Holguin

Le mercredi 16 est consacré a Gibara, qui se trouve a 30 km au nord d’Holguin, je négocie de nouveau sec pour une voiture à 30 CUC, ce n’est pas des taxis officiels, mais bien des personnes qui louent en quelque sorte leur voiture et leur temps puisqu’il reste avec vous.

Tout d´abord en discutant, le chauffeur m’annonce qu’il s´appelle Pablo Escobar, sueurs froides, j’ai le trafiquant de Colombie à coté de moi, mais il souligne en me montrant sa carte d´identité que c’est Pablo Escobar Peña, le Peña change toutwink.

Gibara

 Pablo est super sympa, je sympathise au long de la journée et on s’échange nos adresses, il a de la famille à Malaga en Andalousie.

Gibara me plait beaucoup, du haut du mirador local, je découvre cette petite ville de 16000 habitants comme endormie.

Gibara

Gibara

Le long des Caraïbes, ce joli endroit me fait pensé à Baracoa par la végétation environnante luxuriante, et ces petites rues avec maisons coloniales sans beaucoup de circulation.

Gibara

Gibara

Le plus beau moment sera finalement une croisière, enfin je l´appelle ainsi, mais c´était juste un transport local en bateau avec 2 arrêts de l´autre coté de la baie (1 CUC, quasi pour rien pour 1 heure de trajet en bateau aller retour).

Gibara

Gibara

Demain, en route pour Santiago de Cuba, je continue mon chemin jusqu’à mon coup de cœur du mois de mars, Baracoa.

Santa Clara – Cayo Santa Maria

Me voila le vendredi 11 novembre, mes cours terminés, je prends direct le bus Viazul à 15h, en route pour Santa Clara.

A noter que cela ne sert à rien de réserver du moins pour Santa Clara, ils m’ont demandé de me présenter 1 heure avant, et la j’ai du attendre le dernier moment, j’ai l´impression qu’ils favorisent les trajets pour Santiago de Cuba, et ceux plus courts, c’est plutôt pour boucher les trous juste à la fin.

Comme déjà vécu, de nouveau un problème avec le bus cette fois-ci, un pneu crevé, décidément, ce n’est plus un aléa de voyage, il me semble que cela fait partie du voyage en bus à Cuba, une option imprévue est incluse dans le prix.

Santa Clara

J’arrive tard à Santa Clara et comme à la Habana, le logement réservé est pris, mais on me trouve un autre logement, Hostal Paradise, Berenguer 58 entre J.B. Zayas y Esquerra (25 CUC la nuit avec petit déjeuner).

Yaminet est charmante et s’occupe de moi comme une fée, à noter qu’il faut éviter quand même la chambre de derrière, il y a un terrain avec une dizaine de coqs qui vous réveillent à tout moment de la nuit, du moins j’ai eu cette impression, mais pas de problème en changeant de chambre, celle de devant est impeccable (yamiletrivero@nauta.cu).

Le samedi est dédicacé a la Plaza de la Revolución où se trouve l’imposante statue du CHE, tout en bronze, 20 tonnes, haute de presque 7 mètres, elle fut érigée en 1988, à l´occasion du 20 ième anniversaire de la mort d’Ernesto Che Guevara (1928-1967).

Santa Clara

Santa Clara

Il y a aussi le musée à visiter et chose assez rare pour être soulignée, c’est gratuit.

Je découvre en outre les fameux billets de banque signés par le président de la banque national de Cuba de 1959 a 1961, c´est à dire l´illustre Che.

Chose assez émouvante, je découvre son journal intime qu’il rédige pour la dernière fois le 07 octobre 1967, il est arrêté le 08 octobre et assassiné par la CIA le 09 octobre et ainsi se crée un mythe.

Malheureusement, pas permis de prendre des photos a l’intérieur.

Chose assez prenante également, la visite du mémorial de « los Martires de la Revolución », 39 dalles qui correspondent aux soldats morts avec le Che en Bolivie. Il y aurait aussi la dépouille du Che, mais là on rentre dans des polémiques…

Dans la suite de ce pèlerinage Che, je visite le « Tren blindado », fait d’arme du Che qui fit basculer la révolution en s’emparant d’un train blindé rempli de munitions le 29 décembre 1958.

Les wagons ont été conservés et transformés en musée.

Très bon restaurant qui fait aussi hostal à Santa Clara, Hostal-Restaurant Florida Center, Calle Maestra Nicolasa 56 (Candeleria) este entre Colon y Maceo (plat pescado dans les 10 CUC avec super patio).

Santa Clara

 

Santa Clara

Un peu plus loin sur la meme route, avenidad de Liberación, devant les locaux du parti, de nouveau une statue a son effigie.

Santa Clara

Cette statue foisonne de détails sur la vie du Che, sa femme y est représentée, son enfance, ainsi que son voyage en Amérique du Sud en mobylette, son entrée dans la Habana, etc.

Il faut être attentif à tous les détails, l’enfant par exemple représente l’espoir en le futur…

Une journée est également dédicacée au Cayo Santa Maria, qui est composé de trois cayos principaux, las Brujas, Ensenachos et Santa Maria. Je négocie ferme au départ de Santa Clara pour un taxi qui me propose un aller retour plus stop de 4 heures au Cayo Santa Maria, plus arrêt au retour à Remedios, tout cela pour 50 CUC, c’est pas mal je pense, mais j’ai su pourquoi j’ai réussi à avoir ce prix, le chauffeur a d’abord amené des touristes Italiens dans un hotel de luxe « todo incluido » local, donc il faisait coup double comme l’on dit.

C´est 1h30 de trajet, donc c’est gérable au départ de Santa Clara, 110 km, dont 50 km sur une route construite en plein océan, pas très écologique tout cela…

Cayo Santa Maria

Sur place, je visite la réserve « Las Gaviotas », avec un sentier qui mène à une mer des Caraïbes à couper le souffle.

Cayo Santa Maria

Cayo santa Maria

Cayo Santa Maria

Cayo Santa Maria

Malheureusement, pas mal de touristes « todo incluido », je visite d’ailleurs un de ces hôtels par curiosité, le « Valentin Perla Blanca », c’est vrai que c’est chouette dans l’absolu, mais ce n’est pas ainsi que je vois un voyage personnellement, mais rien à dire bien sur sur le choix de chacun.

Universidad Habana

Voila je suis de retour à la Habana, j’arrive tard le dimanche 06 novembre, comme en mars, c’est pas évident avec internet et le clavier qwerty, donc la forme sera améliorée plus tard (surtout au niveau accent).

Je n’ai pas l’appartement réservé d´Europe, comme souvent, réserver d’Europe ne sert à rien au niveau certitude d’avoir un appartement précis, à part bien sur qu’ils trouvent une solution rapidement à votre arrivée, me voila a 400 mètres de l’université chez Raiseen : Espada 207 entre San Lazaro y Jovellar, bien situé pour mes cours d’espagnol à l’université, vaste appartement indépendant proche également du Malecon, 25 CUC la nuit sans déjeuner (raiseen@nauta.cu).

Après un test le lundi 07 novembre, je me retrouve au niveau « avanzado », pas mal mais je devrai m’accrocher tant le niveau en espagnol est impressionnant, tant mieux, c’est le but du jeu de m’améliorer.

Universidad Habana

J’ai les après midi pour moi, cela chauffe au niveau concentration le matin de 09h à 12h30, heureusement que je peux un peu me relaxer les après midi…

Le lundi 07 novembre, je fais du recuit avec l’Habana Vieja, mais comme c’est chouette faut pas s´en priver…

Le mardi 08 novembre, je découvre Callejon de Hamel, entre Arumburu y hospital, »Je suis celui qui peint les murs, et qui envoie des messages a l’âme humaine », Artiste autodidacte inspiré par Dali, Miro et Picasso, Salvador Gonzalez Escalona que j’ai eu l´opportunité de rencontrer sur place, est un artiste qui a projeté sur tout un quartier une vision artistique a lui…

C’est un endroit complètement déjanté que je découvre.

Habana, Callegon de Hamel

Habana, Callegon de Hamel

 je vis également le « Barrio chino », comme partout au monde les Chinois sont venus en masse à un moment de l’histoire de Cuba attirés par le potentiel du pays, ils se sont retrouvés exploités quasi comme les Africains.

Il leur reste un quartier à la Habana.

Habana, Barrio Chino

Habana, Barrio Chino

A noter qu’en soirée, je suis les élections américaines en direct, même fuseau horaire, elles sont fort suivies par les Cubains, c´est une première pour moi, ce direct..

Mercredi, je continue à découvrir des zones d’Habana un peu moins connue avec le « Cementario de Colon ».

Chose cocasse, une dame me sourit dans le cimetière, elle est devant une tombe, je discute avec elle, elle me dit que sa fille et sa petite fille sont mortes dans un accident de voiture, elle se met à pleurer et se retrouve dans mes bras, c’est cela la spontanéité de Cuba, les gens sont vrais et ne se cachent pas, dans la joie et dans la souffrance.

Cementerio Colon

Habana, Cementario Colon

Jeudi, j’apporte des médicaments à Leonardo, en effet, Pierre une connaissance de la table de conversation d’español de Belgique m’avait demandé ce service, ce sont des médicaments homéopathiques pour soigner des douleurs de pierre aux reins, il me reçois comme un dieu, avec le peu qu’il a dans son chez lui modeste, il me fait un poulet au four, du riz, des choses simples mais faites avec amour pour me remercier, je passe un super moment avec lui.

On discute de la vie au quotidien à Cuba, il me parle du prix de la nourriture et me montre le fameux « libreta » (le livret), qui est le minimum que chacun reçoit pour vivre au quotidien, du moins recevoir n’est pas le mot juste, c’est des aliments de base qu’ils obtiennent à un prix modeste en adéquation avec leurs salaires.

Comme Leonardo me le dit, il vit pauvrement, mais l´important n’est pas la, déjà sa santé le préoccupe plus et son petit chez lui est plutôt chouette finalement.

Habana

Il me montre sa super Chevrolet de 1942, avec cette voiture, il aurait en échange une très grosse somme d’argent chez nous, et elle fonctionne toujours, il m´a fait ronronner le moteur.

Habana

Chose que j’ai appris au cours d’español, c’est que dans leur « carnet » (carte d´identité), il est indiqué la race de la personne, ce qui en Europe paraitrait inapproprié, B pour Blanco, M pour Mulata et N pour Negro.

Cela permet je suppose a l´état de faire des statistiques, il y aurait donc 65% de Blanc, 25% de mulâtres et 10% de noirs a Cuba…

J ‘ai en outre passé en revue l´histoire de Cuba, plutôt intéressant, mais parfois orienté et pas toujours objectif.

Un bon restaurant avec langouste grillée à 6.50 CUC, c’est pour rien et c’est bon : Imperio, Bar – Restaurante – Pizzeria, Calle n°25, N°158 entre Infanta y O, Vedado, La Habana (Telefono +53 5 439 28 64).

Volver a CUBA (le grand retour)

Eh oui, quand on aime on ne compte plus, j’ai décidé de revenir à Cuba avec un départ le 6 novembre 2016, avec cette fois-ci comme particularité un séjour linguistique d’une semaine à l’université de la Habana :

UNIVERSIDAD DE LA HABANA Facultad de Español para No Hispanohablantes Departamento de Lengua y Comunicación, Colina Universitaria, San Lázaro y L, Vedado, Ciudad de La Habana 10400, Cuba.

 

Universidad Habana

 

 

Universidad Habana

Je commencerai les cours le lundi 07 novembre pour une semaine!

Puis ce sera l’aventure, on verra où le vent m’emmènera, j’envisage Santa Clara, les cayos au nord, Holguin et un retour à mon coup de cœur Baracoa. J’espère que mon niveau en espagnol sera à ce moment plus efficace et que je pourrai ainsi partager d’autant mieux avec les Cubains.

Le départ de Cuba est prévu le lundi 28 novembre avec en bonus un stop de 3 jours à Madrid (vol Iberia).

Voici quelques vidéos faites récemment pour vous faire patienter :

Compte rendu du voyage Cuba 2016

CubaCubaMerci pour vos commentaires, je remercie également le hasard d’avoir mis sur mon chemin mes rencontres allemandes Norman et Christian et de manière non exhaustive les rencontres Cubaines comme Juan, Narcisa, Dairis, Zoila et Marlen.

 

CubaCubaJ’aimerais souligner mon impression vis à vis de 2002, Cuba change, c’est logique, mais reste authentique, surtout à l’Oriente (Holguin, Bayamo, Santiago et Baracoa), cela a peu changé.

Par contre les endroits touristiques comme Trinidad ont changé, transformés par la pression touristique et la manne financière qui la suit.

L’adage comme quoi, moins l’on possède plus on est généreux se vérifie de nouveau, c’est dans de petites casas particulares dans l’Oriente que les rencontres Cubaines ont été les plus chaleureuses.

De plus même entre Cubains, il y des différences qui se créent, le salaire moyen est entre 10 et 15 CUC par mois, mais ceux qui ont la chance de vivre de près ou de loin autour du tourisme, ont vu leur niveau de vie se modifier.

CubaCubaAprès certains imprévus, je vous résume le voyage finalement fait et le ressenti de l’endroit :

Stop avion à Varadero (1 nuit), péninsule longue de 20 km transformée en station balnéaire essentiellement où les Cubains ne sont pas les mêmes que rencontrés ailleurs, cependant la ville de Varadero en elle-même n’est pas dénuée d’un certain charme ;

Transport en bus de nuit Viazul jusqu’à Bayamo (1 nuit) ;

Bayamo (2 nuits), point de départ pour l’organisation de l’ascension du Pico Turquino, c’est une étape agréable, petite ville animée, zone piétonnière agréable ;

Pico Turquino (1 nuit en refuge), expérience forte, tenir compte d’être chargé au minimum pour le trekking!!! Cependant n’oublier pas votre petite laine pour la soirée au refuge, en sus d’un bon sac de couchage (minimum confort 5°C);

Santiago de Cuba (4 nuits), 3 ou 4 nuits nécessaire pour s’imprégner de cette ville complètement différente de la Habana ;

Baracoa (6 nuits), le petit paradis sur terre, il faut se confondre en cette ambiance toute nonchalante, il fait bon vivre à Baracoa, de plus pas mal de trucs à faire dans les alentours ;

Transfert de nuit en bus Viazul pour la Trinidad, via Holguin (1 nuit) ;

Trinidad (3 nuits), ma petite déception personnelle, je préférais en 2002, cet endroit est devenu complètement aseptisé, des touristes à gogo, plus beaucoup de Cubains, n’empêche toujours un charme certain ;

La Habana (4 nuits), c’est un minimum pour découvrir cette ville et commencer à déambuler la soirée comme les Cubains le long du Malecon ;

Viñales (2 nuits), cette destination m’a toujours autant plus qu’auparavant, certes beaucoup de touristes, mais Viñales le vaut bien, superbe nature…

CubaCubaAu niveau transport, dès que l’on est un petit groupe, le collectivos (c’est à dire un taxi local) est la meilleure solution, c’est concurrentiel au bus Viazul relativement cher, l’avantage du collectivos, il vient te chercher à ta casa particulares et t’amène à la casa de la nouvelle destination. Tandis que les agences de bus Viazul sont souvent éloignés de tout. Je vous donne un super contact, Juan trouvait toujours une solution et nous a transporté de Trinidad à Habana avec 4 personnes et 2 vélos (super ancêtre avec gros volume), Juan Fernandez Hernandez (Movil 5-375-7440).

Par contre pour les longues distances le bus reste plus confortable.

Au niveau logement, il n’y a pas photo, « les casas particulares », associe l’avantage de la communication avec les locaux avec la formule la moins chère. Cela varie peu, on dirait que les prix sont déjà fixés, 20 CUC (ou $) pour une personne, 25 CUC pour deux personnes, 30 CUC pour trois personnes lorsque cela est possible.

CubaCubaPour la nourriture, les restaurants d’état, c’est pour rien en Moneda Nacional, mais il n’y a quasi rien comme choix, les palabras ou restaurant plus officiel sont meilleurs et logiquement plus chers, les plats varient entre 6 et 10 CUC, les superbes langoustes (miam, miam), sont fixées entre 12 et 15 CUC.

Cuba

La Habana

La Habana

Cuba

Cuba

Viñales

ViñalesViñalesDernière étape du voyage, j’y vais avec Jean-Marc, Alain tombé sous le charme de la Habana reste à l’appartement et ainsi surveille nos bagagessmile.

En route, chargés léger pour Viñales, cette ville de 27000 habitants à 150 km de la Habana, est un peu village vis à vis de celle-ci.

Elle reste fermement attachée à ses traditions et est essentiellement agricole. Elle est nichée dans l’un des plus beau coin nature de Cuba.

ViñalesViñalesViñales possède une nature incroyable, le Parque National se répartit dans un paysage de mogotes comptant parmi les plus anciens de Cuba. La population vit de la culture du café, du tabac, de la canne à sucre…

 

ViñalesViñalesLes mogotes sont des structures géo-morphologiques rencontrées dans les Caraïbes, en particulier à Cuba et dans le nord de Porto Rico. Elles se présentent sous la forme de collines calcaires, se trouvant généralement non loin du rivage. Elles possèdent en elles, de nombreuses cavités et grottes.

ViñalesLas Cuevas del Indio, ViñalesCe dimanche 27 mars à l’aide du Viñales Bus tour qui part du centre de Viñales (19 arrêts possibles pour 5 CUC, ce bus est une bonne solution pour visiter la région).

Je visite le « Mural de la Prehistoria », « Las Cuevas del Indio » et le panorama de l’hôtel « los Jazmines » qui offre une vue incroyable sur la région. A noter la balade en bateau incluse dans la visite de la grotte pas mal du tout.

 

ViñalesViñales

 

 

Viñales

Surprise dès notre arrivée, c’est le carnaval pour notre week end de présence, coup de chance, dans la lignée du concert des Rolling Stones qui n’était pas prévu du tout à notre départ pour Cuba…

Une ambiance toute particulière où l’alcool coule à flot, le rhum est tellement abordable ici pourquoi s’en priver, n’est ce paswink.

Le lundi 28 mars, en route pour La Habana pour notre dernière journée de nouveau en collectivos (15 CUC, versus Viazul 12 CUC, donc vraiment concurrentiel au bus).

Le super voyage se termine, toutes choses, même les meilleures se terminent, est-ce un mal ou un bien dans ce cas précis, disons que cela laisse la porte ouverte au prochain voyagewink.

Viñales

La Habana

Transfert Trinidad-HabanaLa HabanaCollectivos prévu à 08h30 du matin ce mercredi 23 mars, mais c’est une petite Peugeot qui arrive le matin, bien trop petite pour le transfert de 4 personnes et des vélos. On attend début d’après midi et là on a ce qu’il nous faut, donc départ pour la Habana (150 CUC pour le transfert de 350 km). On découvre la Habana vers 17 heures, Narcisa nous avait transmis une adresse à la Habana, un appartement proche du Malecon avec les propriétaires qui habitent au même étage (60 CUC par nuit pour nous 4), Elba (alquiler de apartamento independiente dos habitaciones y comodidad, Infanta 51/53 Apto 605, piso 6, centro Habana, 879 4143 y 873 8106).

La HabanaLa HabanaLa Habana est une ville qui vit avec ses 2.200.000 habitants répartits en outre dans les quartiers principaux de Vedano, Centro Habana, Habana Vieja. Nous sommes dans le Centro Habana bien placés pour découvrir la ville. Le Malecon fort de ses 8 km de promenade le long de la mer est l’artère de la ville.

Le Malecon (la jetée en espagnol) est une promenade de front de mer (paseo en espagnol) de 8 kilomètres de long, située au nord de La Habana. Officiellement, appelé « avenue Maceo », elle est composée d’une large chaussée et d’une digue érigée sur le cordon littoral rocheux.

La HabanaLa HabanaCe front de mer de forme sinueuse débute à l’entrée du port de La Havane, dans l’Habana Vieja, longe le côté nord de la municipalité de Centro Habana et se termine dans le quartier de Vedado vers l’ouest.

Pour découvrir au mieux la ville, nous décidons d’emprunter la Ruta 1 de l’Habana Bus Tour pour 10 CUC, nous traversons la ville avec la possibilité de 09 heures à 18 heures de nous arrêter à loisir entre des points importants à visiter comme en outre : le Cementerio de Colon, Plaza de la Revolucion et le Parque central qui est tout proche de l’Habana Vieja avec ses somptueuses places (Plaza de Armas et Plaza Vieja).

La soirée du jeudi 24 mars est consacrée à l’anniversaire d’Alain et au dernier jour de Lucas qui rentre le 25, Alain nous offre un super souper aux langoustes, super restaurant, le long du Malecon, adresse à retenir : Sociedad Castropol, Malecon, 107 ; entre Genios y Crespo, le premier étage fait un peu plus chic, langouste à 15 CUC, quelques tables en terrasse avec vue imprenable sur le Malecon!!!

La Habana

La Habana

Rolling Stone, Cuba, HabanaRolling Stone, Cuba, HabanaLe vendredi 25 est consacré en partie aux achats et surtout c’est le grand jour du concert des Rolling Stones, on s’est renseigné où cela se passait à la Ciudad Deportiva à 4 km de l’Habana Centro.

Les Rolling Stones, naguère considérés par le régime cubain comme une incarnation de la « déviance idéologique », se sont produits en effet pour notre grand plaisir à La Havane justement quand on y était pour la première fois de leur longue carrière.

Rolling Stone, Cuba, HabanaRolling Stone, Cuba, HabanaL’événement de ce concert gratuit a commencé en amenant la foule à la Ciudad Deportiva vers 15h00, nous sommes arrivés vers 18h30 sur place, la foule continuait à grand flot de s’acheminer sur le lieu, j‘ai quand même noté la présence de nombreux jeunes et quelques looks assez différents (genre grunge, gothique, etc.).
Sur place, la circulation autour du lieu était coupée. Il y avait des flics et des ambulances, la foule arrivait de partout.
L’ambiance était calme et bon enfant, il faisait très doux, la lumière était très belle, on voyait que certains avaient campé là, d’autres pique-niquaient.
Une entrée était réservée aux porteurs d’invitation (un flyer noir et blanc qui permettait, je suppose, d’accéder aux gradins proches). Le concert annoncé à 20h30 a finalement commencé vers 21h00 par « Jumpin’ Jack Flash », un titre enregistré en 1968. À l’époque, la musique des Stones circulait sous le manteau dans l’île communiste. Il s’est achevé en dernier rappel avec le titre « Satisfaction » incontournable.

L’ambiance « bon enfant » de milliers de Cubain venus en famille était sympa, certains qui continuaient a se déhancher comme si c’était de la salsa, ne comprenaient peut être pas ce qui leur arrivait, un son venu d’ailleurs. Le plaisir et l’énergie positive étaient visibles sur les visages des légendaires Mick Jagger, Keith Richards, Charlie Watts et Ronnie Wood. Ils ont affolé la foule par des phrases comme « El Cambiamento en Cuba », espagnol très facile à comprendre de Mick Jagger laughing.

Sur le campus immense il y avait de nombreux écrans géants qui rendaient très bien ce qui se passait sur scène. L’acoustique était parfaite. On pouvait profiter de la musique partout, c’était super. A noter pas d’alcool vendu, mais on a quand même réussi à trouver du rhum en le négociant chez un vendeur ambulant, fallait être motivé foot-in-mouth, mais c’était toujours possible.

Après 2 heures de folie, le retour au Centro Habana a été long, circulation coupée, 1h15 de marche en suivant la foule qui rentrait vers le centre, mais quelle belle soirée!

La Habana