Impressions de voyage Argentina

J’ai zappé la zone de Salta, comme j’avais déjà fait l’Atacama assez proche en 2004 dans mon voyage en Bolivie/Pérou/Chili.

Je voulais faire à tout prix la Patagonie et les chutes d’Iguazu étaient un must pour moi.

Mon impression sur l’Argentine est mitigée, une superbe nature, mais qu’il faut mériter avec plus de 9000 km effectués en vols internes et bus de nuit, c’est lourd, même en 1 mois.

Aucun problème de sécurité, fallait être un peu plus sur ses gardes dans la capitale, le reste de l’Argentine, rien à signaler.

Voici les points importants pour vous aider dans votre voyage :

TRANSPORTS

Les distances sont énormes, après les 2 x 1350 km entre Buenos Aires et Iguazu en bus de nuit avec Rio Uruguay (18h), j’ai dû faire 4 vols intérieurs, et oui l’Argentine, c’est 5 fois la France…

Attention 2 aéroports sur Buenos Aires (APE et EZE), il faudra passer par l’aéroport international Ministro-Pistarini d’Ezeiza (EZE) qui est situé à 22 km au sud-sud-ouest de Buenos Aires en arrivant et en partant, mais à éviter pour les vols internes, il faut préférer l’aéroport Jorge-Newbery (APE), l’aéroport de trafic national et régional.

Les taxi d’Ezeiza au centre de Buenos Aires sont dans les 35€, tandis que pour l’autre aéroport, c’est dans les 8€.

Buenos Aires APE – Bariloche (FlyBondi) ;

Bariloche – El calafate (Aeros Argentina) ;

El Calatafe – Ushuaia (FlyBondi) ;

Ushuaia-Buenos Aires APE (FlyBondi).

Le coût des 4 vols directs dans les 670€.

La réputation de Flybondi, un low cost était mauvaise sur les réseaux, mais je ne confirme pas cela, tout s’est bien passé, les prix ont varié entre 110 et 130€ le vol.

Tout s’est bien passé aussi avec Aerolineas Argentina, mais c’est beaucoup plus cher (287€), et encore il ne restait plus qu’un vol à ce prix, cela peut monter au-delà de 350€.

Justement, dans cet ordre d’idée, méfiez-vous du vol Bariloche-El Calafate, comme il n’y a qu’Aerolineas Argentina qui fait ce vol, c’est cher et vaut mieux réserver tôt. Par contre, j’ai réservé au dernier moment mes vols avec FlyBondi.

J’ai tout fait par internet, un site est super pour les réservations, c’est un Google flight rien que pour l’Argentine.

Les prix payés sont sujets à variation, selon les options choisies (vol modifiable ou non), le coût des bagages influence beaucoup le prix, attention c’est 15 kg maximum chez Aeros Argentina, par contre 20 kg possible chez FlyBondi. Je ne connais pas Jet Smart, compagnie low cost présente en Argentine aussi.

CHANGE

Le change à la calle Florida est omniprésent, il faut privilégier l’Euro Blue (des euros via le marché noir), c’est dans cette rue piétonne au centre (Microcentro) que j’ai eu le meilleur taux du voyage à 1670 pesos pour 1 euro, mais au pire à Bariloche, j’ai eu 1590 pesos pour 1 euro, donc pas la catastrophe comme différence.

Par contre comme d’habitude, il faut éviter le change dans les aéroports, j’ai payé mon premier taxi de l’aéroport au centre de Buenos Aires en euros, qui est accepté partout sans problème…

Il faut prendre l’habitude de vérifier le taux de change sur dolarhoy.

Pesos Argentinos

Depuis Javier Millei, le cours officiel et le cours officieux se sont éloignés fortement l’un de l’autre !!! Le retrait d’argent dans les DAB est donc déconseillé ainsi que le paiement par carte, excepté par Revolut.

Sans équivoque, le bon plan du moment, c’est Revolut, une vraie révolution pour le payement par carte à taux de change super, même quand je l’ai utilisée au Brésil

Par contre avec une carte standard gratuite, c’est 200€ de retrait maximum par mois.

Il y avait partout des Western Union, pour un retrait cash, cela pourrait être une solution aussi…

Attention, s’il y a des Western Union un peu partout en Argentine, tous n’ont pas forcément des liquidités, surtout lorsque ce sont de petites structures, du genre « petits magasins ».

Il est donc « judicieux » de partir avec du liquide et ouvrir un compte Revolut d’Europe que vous approvisionnerez avec votre carte bancaire, cela se fait en direct!

Pas la peine d’acheter des dollars, l’euro se change très bien.

Logements

Chaque fois, WhatsApp est utilisé comme moyen de communication par les hôtels.

Entre 13€ la nuit à Iguazu et 50 euros à El Chalten, si on enlève ces deux mesures extrêmes, on se retrouve dans les 35€ la nuit pour une chambre ou appartement avec salle de bain privée.

Puerto Iguazu

3 nuits à Puerto Iguazu, le temps de consacrer une journée aux chutes côté Argentin et une journée côté Brésilien, c’est un minimum. Passer une nuit ou deux à Foz de Iguazu au Brésil, pourrait être chouette aussi pour découvrir l’ambiance brésilienne.

Par contre ce que j’ai vu du Paraguay (Ciudad del Este), ne m’a vraiment pas plu.

Avec le recul, je serais bien resté une nuit de plus, Puerto Iguazu est un chouette endroit pour flâner en soirée, beaucoup de Brésiliens viennent ici en villégiature.

Vue générale du circuit inférieur, Garganta Del Diablo (côté Argentin) fait plus de 80 mètres de haut et est très impressionnante quand on s’en approche.

J’ai vécu un moment fort en découvrant ce cadeau de la nature, mon souffle a été coupé et s’est suspendu d’admiration.

Prix 45000 ARS (28€), 50% si vous revenez un deuxième jour. Les parcs nationaux sont la vache à lait pour l’état Argentin 🙂

Pour diminuer les 18h de trajet au retour, j’ai fait un stop d’une nuit à San Ignacio à 4 heures de Puerto Iguazu, visite des ruines de San Ignacio Mini, ancienne mission jésuite.

Logement à San Ignacio, chez La Toscana, pas mal du tout, il faut demander les chambres au bord de la piscine et/ou au premier étage, vachement mieux 🙂

Bariloche

5 nuits à Bariloche, 4 auraient pu faire l’affaire, excursion « Isla Victoria y Bosque de Arrayanes », pas mal + beaucoup de balades faites.

A noter que le réseau de bus est bien fait, c’est facile à utiliser avec la carte SUBE qui est valable aussi à Buenos Aires!

Vue du Cerro Campanario

Logement, près de la station de bus et du centre, chez Robinson (Alpino Hostal Robinson ; alpinohostel@gmail.com).

Robinson est très sympathique et m’a donné beaucoup de conseils et d’itinéraires de visite à faire (c’est Rrrrrrobinson, les Argentins aiment rouler les r).

Autres caractéristiques : Plaza devient plaça et me llamo devient me chamo.

Seul logement que j’ai réservé seulement en arrivant sur place à Bariloche, je ne l’ai fait qu’une fois, car l’expérience n’était pas facile, plusieurs établissements étaient complets en fait.

El Calafate

5 nuits, endroit incontournable pour faire le glacier Perito Moreno, de nouveau 4 auraient suffit.

La Laguna Nimez est super chouette.

La Laguna Nimez, avec tant d’oiseaux à découvrir

Et bien sûr un des must du voyage, le glacier Perito Moreno, le bruit qui émane de ce glacier régulièrement est impressionnant.

Appartement que j’ai bien apprécie, proche de la rue animée de Calafate : Calafate Center Aparts (+54 911 3875-7853), Agustin est très réactif et il aime bien qu’on paie directement en euros, à bon entendeur s’il vous reste des euros, le taux de change est bon avec lui 🙂

Beaucoup de souvenirs à ramener d’El Calafate

El Chalten

2 nuits, juste assez pour faire la randonnée phare d’une journée du Mont Fitz Roy, à ne pas rater!

Après l’effort, le plaisir de voir le sommet à 3405 mètres du Mont Fitz Roy face à soi.

A noter, c’est peut-être les 400 mètres d’altitude qui font la différence, mais je n’ai jamais vu des changements de conditions météorologiques aussi soudains et fréquents à El Chalten (pluie, neige, vent…)

Logement dans un appartement pris sur Airbnb à 50 euros/nuit, le plus cher du voyage, chez Ivone, Claro de luna (Z9301 El Chalten, Ignaki Coussirat), whats app +54 9 223 43-232

Un appartement est utile, car les restaurants sur place sont chers…

Ushuaia

3 nuits passées et c’est un minimum, avec les excursions et les balades à faire.

A noter des bus partent du port près de l’office de tourisme pour toutes directions (Parque Nacional Tierra del Fuego, laguna Esmeralda, etc).

En plus de recevoir une carte bien détaillée, dans ce même office du tourisme, c’est possible de tamponner soi-même son passeport d’un tampon « Ushuaia ».

Laguna Esmeralda, belle balade de 4 heures aller/retour.

Excursion canal de Beagle.

Alojamiento Balatis, appartement proche du centre avec belle vue sur la baie (+54 9 2901 50-4049), Gobernador Godoy 452.

Buenos Aires

6 nuits à Buenos Aires, cela aurait pu être 4 à 5, mais moins cela aurait été la course pour visiter tout ce qu’il y a à découvrir.

Je dirais 4 nuits un minimum, mais pourquoi pas plus longtemps, si on peut se le permettre au niveau timing.

Le métro n’est pas très développé et ne permet pas la visite aisée de nombreux endroits comme la Boca ou le cimetière de la Recoleta par exemple, il faut être prêt à marcher beaucoup en sus.

Train vers El Tigre à faire, un peu long le trajet d’une heure, mais on est récompensé sur place avec beaucoup de souvenirs à acheter. En parlant de souvenirs, faut pas rater le marché dominical de San Telmo, la feria des Antiquités de San Telmo se révèle incontournable pour aller chiner des objets anciens. Ses stands disséminés dans tout le quartier font également la part aux créations artisanales. Attraction touristique phare, s’il y a bien l’un des marchés artisanaux de Buenos Aires à visiter absolument, c’est celui-ci.

Antiquités à San Telmo

Ne pas rater aussi sur la Plaza Francia, en face du cimetière de Recoleta – après la visite du cimetière, achats à faire sur ce marché qui réunit quatre-vingt-quinze artistes qui proposent leurs créations en céramique, métal, bois, verre, etc. C’est l’occasion de trouver une alternative originale et chic aux classiques souvenirs autour du tango, du maté, et du cuir.

Artisanats sur la Plaza Francia

Visite du stade de La Boca pour les amateurs de foot comme moi, l’apogée de l’hommage à Diego et Lionel…

Puerto Madero est un beau quartier branché.

2 musées visités, avec de belles oeuvres, MNBA, Museo National de Bellas Artes et MALBA, Museo de Arte Latinoamericano de Buenos Aires.

Je voulais visiter Colonia del Sacramento en Uruguay, ben quatre jours avant tout était complet, donc si vous voulez faire un saut en Uruguay (1 heure de bateau), pensez à réserver tôt votre ticket à Puerto Madero auprès de la compagnie Buquebus depuis la Darsena Norte ou la compagnie uruguayenne Colonia Express depuis la Darsena Sur.

Logement à Palermo, dans une zone résidentielle, on est à 15 minutes à pied du centre de Palermo Viejo, Oro Plaza Apartamentos.

A noter piscine sur le toit, la seule fois où j’ai eu l’occasion de me baigner du voyage 🙂

Palermo viejo, ambiance en soirée

Voici une photo d’un Argentin typique avec son Yerba Maté 🙂

La boisson argentine par excellence est le Maté, une infusion de feuilles de yerba maté (un arbre proche du houx) qui est plus qu’un simple thé, c’est un rituel social partagé, souvent consommé chaud avec une calebasse et une paille métallique (bombilla), eh bien, ils avaient quasi tous cela en main, thermo, calebasse et bombilla.

L’histoire de la yerba maté commence chez les Guaranis. En plus de faire partie de leur alimentation, cette plante médicinale faisait également office d’offrandes au cours des cérémonies rituelles. L’histoire de mate parle d’un cadeau des Dieux. Cependant, la préparation de ce moment ne doit pas être laissée au hasard. En effet, ce dernier se boit en général dans une calebasse (c’est à dire une courge creusée et séchée par la suite) avec une paille métallique.  Aujourd’hui, dans l’histoire du maté actuelle, boire ce thé, c’est partager un bon moment autour de longues discussions.

L’histoire de l’Argentine remonte à des milliers d’années, les premiers établissements humains ayant vu le jour à l’extrémité sud de la Patagonie il y a 13 000 ans. Les peuples autochtones de cette région et de la Pampa étaient des chasseurs-cueilleurs expérimentés , parmi lesquels les Yamana et les Tehuelches.

Les premiers habitants de l’Argentine étaient des peuples autochtones arrivés il y a des milliers d’années, probablement entre 12 000 et 40 000 ans avant notre ère, avec des cultures riches comme les Tehuelches, les Yamana, les Mapuches, les Diaguitas, et des populations côtières vivant de chasse, pêche, cueillette, et agriculture (comme au Nord-Ouest avec des lamas). Des sites comme la Cueva de las Manos témoignent de cette présence préhistorique avec des peintures rupestres datant de 9000 av. J.-C

Il est estimé que 70% des Argentins sont d’origine espagnole ou italienne et 28 % sont originaires d’autres pays européens. Il y a une répartition très inégale de la population dans le pays. Environ 14 millions de personnes vivent dans la capitale et ses alentours.

Eh bien j’ai fort ressenti cela, dans le sens que la plupart des visages rencontrés en Argentine avaient un air de famille proche.

Les Argentins sont très proches de nous, cela est dû malheureusement à une quasi extermination des habitants pré-colombiens.

A Buenos Aires, on se croirait en Italie ou en Espagne, ce qui enlève une part de dépaysement, je l’avoue.

Tout au long de la période d’immigration de masse (1880-1914), environ 4 200 000 personnes débarquèrent en Argentine. On peut ainsi compter plus de 2 000 000 d’Italiens, 1 400 000 Espagnols et 170 000 Français, suivis ensuite, dans une moindre mesure, par les Britanniques, les Allemands et les Portugais.

La chasse au bonheur est ouverte chaque matin (Stendhal).

Voyager est devenu au court de ma vie, mon moyen d’expression, ma manière de m’exprimer.

Se réveiller le matin à l’autre bout du monde avec une journée à écrire et à expérimenter au niveau sensations est devenu au court du temps mon moteur personnel, mon expérience de vie préférée.

Vivre de telle sorte qu’il te faille désirer revivre, c’est là ton devoir (Nietzsche).

Buenos Aires

Avec une population intra-muros de 3 090 900 habitants et 14,5 millions d’habitants dans l’aire urbaine, C’est la capitale de l’Argentine et la deuxième ville la plus grande du continent latino-américain. Trouver un logement à Buenos Aires peut être compliqué et cher selon le quartier et la période de votre séjour. La « capitale la plus européenne » d’Amérique Latine est majoritairement constituée de populations originaires d’Espagne et d’Italie en raison des vagues d’immigration du début du 20ème siècle.

Puerto Madero, le quartier réhabilité des anciens docks est désormais l’un des endroits les plus cotés de la ville.

Puente de la mujer à Puerto Madero

Fragata Sarmiento, il y a moyen de visiter, c’est un musée

Reserva ecologica Costanera Sur

Plaza de Mayo

Palermo

Je découvre mon quartier où je loge « Palermo », ici le Parque 3 de Febrero

Parque 3 de Febrero, à l’origine lieu de villégiature privé du dictateur du XIX siècle, Juan Manuel de Rosa.

Cette zone fut transformée en parc après la chute de ce dernier.

On y trouve désormais un zoo et un planétarium.

Si vous êtes à la recherche d’un quartier branché voire aisé, pour s’y sentir en sécurité, alors c’est à Palermo qu’il faut réserver son appartement. Situé au nord de Buenos Aires, c’est le quartier prisé des classes moyennes et le plus étendu de la ville, qui comporte des restaurants « bobo », des bars branchés, des magasins d’artisanat et d’art local et des commerces pour faire votre shopping. Ne manquez pas le Planétarium, et les nombreux parcs, notamment le jardin botanique et le jardin japonais. Poumon vert et lieu branché de la ville, c’est un quartier où se loger pouvant s’avérer très agréable.

En soirée, bonne ambiance à Palermo Viejo

Tigre

1 heure de train depuis la gare Retiro-Mitre pour Tigre, agréable découverte.

Embouchure du Rie del Plata.

Marché artisanal intéressant à Puerto de los Frutos

La Boca

Le jour suivant, le métro vers la Boca.

L’Estadio Alberto J. Armando, communément surnommé la Bombonera (« boîte à bonbons »), est un stade situé dans le quartier de La Boca.

C’est le domicile de l’équipe argentine de Boca Juniors, l’une des équipes les plus titrées en Argentine et dans le monde. Avec ses 57 200 places, il est le troisième stade d’Argentine par sa capacité. Le stade reconnu comme une institution d’intérêt sportif, touristique et culturel de la ville a été inauguré le 25 mai 1940.

Il est nommé d’après Alberto José Armando un célèbre dirigeant du football argentin et président du Boca Juniors pendant vingt ans.

Sa forme particulière avec trois tribunes légèrement incurvées et un bâtiment droit sans aucun lien avec le reste lui confère le surnom la Bombonera.

La Bonbonera

Avec le dieu de l’endroit, Maradona.

Considéré comme le lieu de la fondation de la première colonie argentine “Santa Maria del Buen Ayre” par Pedro de Mendoza en 1536, La Boca est un quartier emblématique de la capitale argentine. Les touristes y affluent pour voir danser le tango dans la rue, photographier les maisons bariolées du Caminito (rue principale du quartier), ou partager la passion du football au stade mythique de la Bombonera.

Messi, surtout après la dernière coupe du monde de 2022, lui fait un peu d’ombre

C’est un quartier populaire riche d’histoire et peuplé majoritairement d’anciens immigrés Italiens. Autre quartier très touristique, c’est un peu le Montmartre de Buenos Aires : réputé pour le caminito et les nombreuses maisons bariolées de couleurs vives à la cubaine (rouge, bleu, vert, vert).

Pour sortir, il faut privilégier la journée plutôt que le soir, car c’est le quartier le plus pauvre de la ville et cela se voit et se sent…

Recoleta

C’est un quartier situé à l’est de Palermo, c’est le quartier le plus chic – voire aisé – de Buenos Aires, mais il possède un intérêt de taille : c’est une zone historique et touristique en raison du Cimetière de Recoleta, un cimetière accueillant flamboyants jardins, panthéons familiaux, caveaux de la haute bourgeoisie et des anciens propriétaires terriens et exploitants agricoles richissimes. On y va non pas pour honorer la haute bourgeoisie, mais parce que de nombreuses figures de l’Histoire de l’Argentine y reposent.

Liliana Crociati de Szaszak

C’est une jeune Argentine dont la mort fut soudaine et tragique pendant des vacances en Autriche avec son mari. Le drame se produisit de nuit, alors qu’ils dormaient, lorsqu’une avalanche frappa leur hôtel dans la station de ski où ils séjournaient. Elle périt asphyxiée sous la neige, tandis que son mari survécut miraculeusement. Dévastés par le drame, ses parents rapatrièrent sa dépouille pour la sépulture dans un caveau du cimetière. Ce caveau, conçu par sa mère en hommage à sa mémoire, est de style néo-gothique, avec de grandes fenêtres et des arcs brisés prononcés qui laissent entrer une abondante lumière, à l’image de sa chambre de son vivant. À côté d’elle se dresse une statue en bronze du sculpteur Wilfredo Viladrich, représentant la jeune femme en robe de mariée, portant une bague de fiançailles et caressant la tête de son chien, Sabù. À ses pieds, une plaque porte un poème poignant écrit en italien par son père. La mort tragique de Liliana et la beauté saisissante de sa sculpture ont donné naissance à de nombreux mythes et légendes. On raconte que la nuit, son cri inconsolable résonne parmi les âmes errantes qui hantent le cimetière. Une autre légende prétend que si l’on fait un vœu en touchant le museau de Sabù, il se réalisera.

Eva Peron

Eva Perón, surnommée Evita, est devenue une figure emblématique de l’Argentine du XXe siècle en tant que première dame, activiste et icône populaire. Née en 1919, elle a connu une enfance modeste avant de s’installer à Buenos Aires pour devenir actrice et se lancer dans la radio. Elle a épousé le général Juan Perón en 1945, devenant ainsi un pilier de son pouvoir politique et un symbole pour les pauvres, qu’elle appelait ses « descamisados ». Son travail acharné pour les droits des femmes, notamment le droit de vote, ainsi que ses efforts humanitaires via la Fondation Eva Perón, ont laissé un héritage durable, malgré sa mort prématurée à l’âge de 33 ans

Le vrai nom d’Evita Perón est María Eva Duarte de Perón. Elle est née María Eva Duarte, mais est devenue célèbre sous le nom d’Eva Perón, et le surnom affectueux d’Evita, le caveau familial DUARTE.

Près du cimetière, marché local

San Telmo

S’ouvrant sur la Plaza Dorrego, San Telmo est l’un des quartiers les plus anciens et les mieux conservés de la ville. C’est au parc Lezama que s’établirent les premiers colons – emmenés par Pedro de Mendoza – en février 1536. Situé au sud du centre-ville, il comporte une ambiance très européenne, avec de nombreux commerces, des antiquaires, des musées – ne manquez pas la Feria de San Telmo -, des marchés, notamment le marché couvert. Vous y trouverez des petits restaurants, des bars et bistros, des épiceries, des manifestations folkloriques et des rues pavées pittoresques pleines de couleurs où vous aurez souvent la tête levée, le doigt sur le déclencheur de l’appareil photo : bâtisses coloniales, de nombreuses églises, street art, graffitis.

Mercado de San Telmo, zone couverte ouverte tous les jours

C’est le Buenos Aires authentique et populaire, où émergea d’ailleurs le tango dans les bars malfamés et pauvres des années 1890-1905, et le quartier comporte encore aujourd’hui de nombreuses tanguerias, ces bars à milonga où l’on danse le tango. Mais quartier historique oblige, c’est aussi le plus touristique. San Telmo est aussi un excellent quartier où loger pour découvrir Buenos Aires.

Mais, le dimanche, le marché prend beaucoup plus son aise, c’est à ne pas rater.

Visita al Museo Nacional de Bellas Artes (MNBA)

Visite du Museo National de Bellas Artes, des artistes moins connus Argentin :

Eduardo Sivori 1847-1918. El despertar de la criada (1887)

Angel Della Valle, 1852-1903. La vuelta del Marlon (1892)

Et des vedettes qu’on n’a pas besoin de présenter, avec quelques exemples repris ci-dessous :

De Toulouse Lautrec 1864-1901, Retrata de Suzanne Vacadon (1885)

Vincent Van Gogh, Goot Zunder Hollanda (1853)

Claude Monet 1840-1926, la berge de la Seine (1880)

Amedeo Modigliani 1884-1920. Buste de femme

Auguste Rodin. El beso 1907

MALBA, Museo de Arte Latinoamericano de Buenos Aires

Gretta Sarfaty, Diario de uma mulher 1975

Claudio TOZZI, Guevara 1968

Antonio BERNI (1905-1981), Manifestacion, 1934

Frida Kahlo 1907-1954, Autoretrato con chango y loro, 1942

Diego y yo, 1949

Ushuaia

USHUAIA LE MYTHE

La mythique ville d’Ushuaïa rendue célèbre par l’émission TV du même nom, (Eh oui Nicolas HULOT) se trouve au cœur de la Terre de Feu qui se situe à l’extrême Sud de l’Amérique du Sud.

Ushuaïa s’est appropriée le titre de ville la plus australe du monde alors qu’il est véritablement détenu par le village chilien du nom de Puerto Williams, encore plus au Sud et accessible par bateau depuis Ushuaïa en 1 heure.

Partout, des panneaux mentionnent la Fin del Mondo et c’est ici que se terminent la ruta 40 ainsi que la Panaméricaine.

Proximité immédiate avec le parque Nacional de la Tierra del Fuego, petit bijou de nature sauvage et préservée.

USHUAIA LA VILLE

Ushuaïa est située au bord du canal Beagle, un bras de mer naturel large d’environ 5 km. De l’autre côté du canal, se trouve le Chili.

C’est une ville tout en hauteur composée de jolies maisons colorées, et qui est entourée de montagnes aux sommets encore enneigés, ce qui lui donne une belle allure (sous le soleil !).

La vie touristique se concentre autour du port, où se trouvent les kiosques pour réserver les excursions en bateau ainsi que le centre d’information touristique où vous pouvez demander gratuitement vos tampons officiels…

Un peu plus haut, la rue commerçante Avenida Maipu où se concentre la plupart des magasins.

Fresque très inspirée située Avenida Maipu, elle représente l’ancien bagne d’Ushuaia (El Presido Militar), construit en 1902.

La plupart des bagnards étaient des prisoniers politiques, parmi lesquels l’anarchiste ukrainien Simon Radowitzki, emprisonné à l’âge de 18 ans après avoir tué le directeur de la police de Buenos Aires durant des manifestations, rien que cela…

Ces prisonniers représentaient en quelques sortes les premiers colons et comme l’image le suggère, on les oubliaient au cours du temps, leurs visages s’effaçaient.

Et le visage mis en avant est « Godino le tueur », Caytano Santos Godino surnommé « le petit aux oreilles décollées » fut condamné à l’âge de 16 ans pour plusieurs infanticides.

Transféré au bagne d’Ushuaia, il y restera jusqu’à sa mort en 1944.

La Randonnée Laguna Esmeralda est une randonnée de 9 km, relativement accessible car il y a peu de dénivelé. Pour y aller, vous avez plusieurs options : commander une navette dans le centre ville (aller-retour), prendre un taxi ou directement en voiture de location.

Il y a beaucoup de navettes et il est simple d’en réserver une, mais l’inconvénient est que vous avez des horaires fixes pour le retour.

La randonnée est très belle, j’ai suivi la rivière jusqu’à la Laguna, il y moyen de faire le tour aussi de la lagune.

Un bout de pain et voilà le résultat.

Superbe lagune Esmeralda

Petite excursion de 3h30 au programme ce jour avec « Yate Tango », on était que 6 dans un petit bateau, tant mieux, en plus Charles et sa compagne de Strasbourg m’a rappelé à la langue française, super sympa.

Je quitte Ushuaia avec une belle vue.

Cadre idyllique du canal de Beagle, on est entre l’Argentine et le Chili et entre l’océan Pacifique et Atlantique. Le Cap Horn n’est pas loin.

Isla de los Pajaros (l’île aux oiseaux), avec quand même un intrus 🙂

Faro les Éclaireurs

Isla de los lobos, lions de mer à l’île Lobos

Petite randonnée à l’isla Bridges, pas d’animaux à voir ici, la paysage tout simplement.

Pour voir les Pingouins, direction Isla Martillo un peu plus loin.

Vidéo extraite du site du Parque Nacional Tierra del Fuego.

El Chaltén (Mont Fitz Roy)

Bus de El Calafate jusqu’à El Chalten (3 heures de route) avec Marga Taqsa.

Paysages hors du commun en chemin, c’est vraiment comme une autre planète.

Imaginez un peu vivre la bas au milieu de nulle part…

Petit village au bout de tout, El Chalten (3000 habitants), au coeur des Andes et au pied du mythique Fitz Roy.

L’altitude d’El Chaltén, la localité en Argentine, est d’environ 450 mètres. Les montagnes environnantes, comme le Cerro Fitz Roy, sont beaucoup plus élevées, atteignant 3441 mètres, tandis que le Cerro Torre culmine à 3138 mètres. Ici, c’est le trekking qui est roi.

Pour la petite histoire, le nom du village est celui que les Tehuelches donnaient au Fitz Roy : Chalten (la montagne qui fume), en raison des épais nuages qui l’entourent régulièrement, lui donnant des airs de volcan en perpétuelle éruption.

La randonnée phare est celle qui mène à la laguna de Los Très et qui permet d’avoir une vue extraordinaire sur le FITZ ROY.

Petite mise en jambes à l’arrivée, le MIrador de los Condores.

Voici l’ensemble des randonnées faisables dans la Parque De Los Glaciares.

La Laguna de los Tres est la randonnée la plus emblématique d’El Chaltén. 20 km de marche qui vous mènent directement au pied du majestueux Fitz Roy. Vous avez plusieurs façons de faire cette randonnée, en partant du village, en prenant une navette pour partir du Río Eléctrico, en allant au camping ou encore la faire de nuit. Voici un petit plan et du ressenti sur la randonnée Laguna de Los Tres faite ce jour.

Important à savoir : en 2024, les guides alertent sur le fait qu’il n’y a pas suffisamment de personnes pour venir vous aider si vous vous blessez. Il est possible que vous deviez redescendre par vos propres moyens. Prudence sur le chemin, il faut bien s’équipper, si besoin, faites une préparation physique avant de faire la randonnée. La fin est sportive !

Distance totale : 20 km
Temps de montée (aller) : 4h – 3h30 pour les plus rapides

750 mètres de dénivelé quand même, plus de 20 km. Il faut ajouter la marche autour de la Laguna et potentiellement la petite montée pour voir la Laguna Sucia.

Si vous logez à l’entrée du village, il faut bien rajouter 1/2 km. Au total, vous marcherez probablement 25 km.

PARTIR DU VILLAGE DEL CHALTÉN

Vous pouvez faire la randonnée Laguna de Los Tres enaller-retour en partant directement au niveau de la fin du village.

Vue d’El Chalten au début de la randonnée Laguna de Los Tres

En commençant de ce côté, vous pouvez commencer la marche au plus tôt.

D’après ce que j’en ai lu,cette redonnée est top, car vous avez en face de vous le Fitz Roy tout le long du chemin et de l’effort.

Au bout d’un moment, j’arrive à une intersection : partir sur la droite direction le Mirador Fitz Roy ou partir sur la gauche direction le campement Capri et la Laguna Capri.

Plan de la laguna de los tres, el chalten

Au environ du KM 3, le mirador du Fitz Roy est vraiment très beau et mérite d’y faire une pause, c’est là que s’arrêtent les groupes qui effectuent une journée « full day » à El Chalten, en partant de Calafate.

Au km 5, on se retrouve dans une zone boisée

Dès que vous avez une vue sur le Fitz Roy pendant la randonnée, il faut en profiter, n’oubliez pas que le temps se gâte vite en Patagonie !

Je me retrouve sur des chemins passant par des plateaux magnifiques, entre rivière et montagne.

Avouez qu’en toile de fond durant une grande partie du trekking, il y a pire, en plus c’est motivant, car l’objectif est en point de mire.

J’arrive finalement au point de campement Poincenot (du nom du 1er Français membre de l’expédition à avoir escaladé le Fitz Roy), campement possible gratuit, faut quand même payer les droits d’entrée du parc bien sur préalablement.

Au km 8, il y a donc le camping, Poincenot

Traversée d’une rivière, parait que l’on peut remplir ses gourdes, car l’eau serait potable

Un peu plus loin, j’arrive au point de départ de la dernière montée.

La dernière ligne droite est la plus difficile, une montée d’environ 1 heure. Il y a souvent de l’eau qui s’écoule sur les pierres en fonction de la saison, prudence car ça glisse.

ça grimpe sec, et on voit le paysage se découvrir avec perspective sur la vallée dès que l’on se retourne.

Je me retrouve à marcher pendant un moment sur la neige, après le tropical d’Iguazu, fallait des chaussures tout terrain.

Un lac gelé se découvre au pied du Fitz Roy, la laguna de los Tres.

L’effort est récompensé. Panorama extraordinaire sur le Fitz Roy, avec à son pied cette lagune.

La descente n’est pas toujours facile aussi, attention à des entorses et autres, mais c’est moins énergivore

Depuis mon arrivée en Argentine jusqu’à El Chalten et ce trekking de 8 heures, voilà mon évolution 🙂

El Calafate (Glacier Perito Moreno)

De nouveau un vol entre Bariloche et El Calatafe, je n’aurai jamais pris autant l’avion, cette fois j’utilise Aerolineas Argentina.

Calafate se découvre à moi, c’est une ville étape à 80 km de l’attraction du coin, le glacier Perito Moreno, au pied de la cordillère des Andes et au bord du lago Argentino.

Au cœur de la Pampa venteuse, son nom lui vient d’un arbuste à fleurs jaunes et baies noires très rependu.

Fondé en 1927, en 2001, la création d’un aéroport et le goudronnage de la route menant au Perito Moreno a été une étape au niveau touristique.

Mon objectif : Le Parc national Los Glaciares qiui a été créé en 1937 dans l’optique de préserver cette réserve naturelle inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. On est dans la province de Santa Cruz,.

Le glacier tient son nom de l’explorateur Francisco Moreno, un front de 5000 mètres de long et 500 mètres de large. La partie visible est de 74 mètres, et la partie submergée va au-delà de 700 mètres.

La glace avance 2 mètres par jour, ce qui lui permet de faire plus de 700 mètres par an.

Mirador de los Sospiros, arrêt photos avant l’arrivée au Perito Moreno qui se devine au loin.

Le Parque Nacional Los Glaciares, ce parc a été inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1981, il s’étend sur 350 km du nord au sud.

Large de 50 km, il couvre une superficie de 726 000 ha et compte une quarantaine de glaciers, dont les mythiques Perito Moreno, Upsala et Viedma.

De Calafate, il faut faire 82 km (50 km pour arriver à l’entrée du parc, puis 32 km pour arriver au pied du Perito Moreno).

Perso, j’ai commencé par le paseo de la costa 1117 mètres, difficulté moyenne, cela grimpe un peu.

C’est bien organisé, après péage pour l’entrée au parc, on a différentes possibilités pour randonner avec vue sur le glacier.

Pourquoi les glaciers sont-ils bleus ou blancs?

Non, compactée, la glace laisse filer les bulles d’air dans lesquelles pénètrent les grandes longueurs d’ondes de la lumière, la glace reste donc blanche.

Dans la glace compactée, seuls les rayons bleus (les ondes courtes) passent et donnent ces teintes bleutées et spectaculaires.

Le glacier Perito Moreno est l’un des trois seuls glaciers de Patagonie qui n’est pas en recul.

Le front du glacier fait approximativement 5 000 mètres de longueur, sa hauteur est de 170 mètres dont 74 mètres sont émergés, le reste se trouvant sous les eaux du lac Argentino.

Il avance d’environ deux mètres par jour (700 mètres par an). À certains endroits son épaisseur atteint 700 mètres.

À la différence d’autres glaciers caractérisés par les effondrements de pans de glace, le Perito Moreno détache d’immenses blocs de glace par vêlage dans le lac Argentino.

À n’importe quelle époque de l’année se produisent des effondrements constants de ses murs de glace. Cet effondrement spectaculaire du front du glacier a lieu périodiquement mais la fréquence de ce cycle est irrégulière et peut prendre d’un an à une décennie.

Ben, il a fait fort chaud le jour avant, cela explique peut être que j’ai assisté à pas mal de chutes du murs de glace., parait aussi que cela a lieu en fin d’après midi sous la chaleur du printemps/été.

Une chouette balade à El Calatafe, reserva ecologica municipal Laguna Nimez.

Réserve d’oiseaux proche du lago Argentino à 800 mètres du village, il faut compte 1h30 à 2h pour faire le tour.

Pico de Plata

Celui-là est repris dans la guide reçu de la réserve, c’est un Loica Comùn, Long Tailed Meadowlark, Stumella Loyca (Sturnelle australe).

Excepté les flamands roses, que là je connais, vous devrez attendre mon retour pour que je me renseigne sur les oiseaux pris en photo, désolé.

Et tout cela dans un cadre idyllique, lago Argentino et cordillère des Andes!

On change de région, on change de bière 🙂

San Carlos de Bariloche (Rio Negro)

Après un bus de nuit jusqu’à Buenos Aires puis un vol interne avec Flybondi (vol low cost), on annonce à Buenos aires, seulement 7° à Bariloche, cela fait froid dans le dos.

J’arrive à San Carlos de Bariloche (communément appelée Bariloche), je suis en Patagonie, cela me faisait plutôt rêver depuis un bon bout de temps.

Et finalement il ne fait pas si froid, il y a grand soleil, cela change tout bien sur.

Bariloche est bordé par le Nahuel Huapi, un grand lac glaciaire entouré par la cordillère des Andes.

Cette ville de 164000 Habitants a un petit air de Suisse, chalets en bois, fondue, bières artisanales et chocolat.

On trouve tout cela dans les boutiques de la Calle Mitre, la rue principale de la ville.

Cela est du au fait que la ville a été officiellement fondée en 1902 par des suisses.

Première vue sur le lac, pas mal du tout…

C’est aussi un point de départ prisé par les randonneurs et les skieurs pour rejoindre les montagnes à proximité et découvrir la région des lacs.

Eh, on skie ici pendant notre été :-), c’est d’ailleurs devenu une destination branchée pour les Argentins eux-mêmes.

Beaucoup de spécialités locales.

La place principale

Et un drôle d’oiseau se trouve sur mon chemin?

Renseignement pris, il s’agit du Bandurria austral (Theristicus melasopis).

Cerro Campanario

Commençons par une mise en jambes, l’ascension du Cerro Campanario.

Situé au nord-ouest de la ville, le départ de cette piste se trouve à côté de l’Avenida Exequiel Bustillo où se trouve le télésiège menant au sommet. Le sommet du Cerro Campanario se trouve à 1 050 mètres et il faut environ 40 minutes pour parcourir le sentier de bas en haut ! Il s’agit d’une randonnée facile pour la plupart des gens, qui suit un sentier à travers les pentes boisées du Cerro Campanario. Lorsque vous atteindrez le sommet, la vue panoramique vous surprendra. Vous verrez les pics enneigés des Andes.

Pas mal, je vais trouver encore un autre style plus haut…

Si on veut éviter la montée assez raide, on peut prendre le télésiège.

Merveilleuses vues et renseignement pris, auprès d’un pote Eric, c’est un Carancha (en français caracara huppé : Caracara plancus), qui pose sur la photo.

Parque Llao Llao

Visite de l’hôtel LLAO LLAO (les Argentins troquent le LL en CH, donc il prononce CIAO).

De grandes personnalités ont logés dans cet hôtel, ici Dwight Eisenhower en 1960.

Superbe vue…

Et regardez un peu le buffet…

Passons aux choses sérieuses le sendero Arrayanes y Lago Moreno.

Eh quoi, j’ai failli marcher sur cette bestiole en chemin, faut rester attentif.

Le jour suivant au matin, petite balade au niveau de la Playa Bonita (pas vraiment bonita).

Isla Victoria/Bosque de Arrayanes

De 14h à 18H30, excursion Isla Victoria y Bosque de Arrayanes, départ de Puerto Pañuelo, paysages de montagne et forêts luxuriantes.

Chouette excursion en naviguant à travers les eaux claires du lac Nahuel Huapi.

La visite commence avec le Parque Nacional Arrayanes, où se trouve cette célèbre forêt de cet arbre typique de l’endroit, unique au monde par sa taille, sa densité et son développement.

Couleur cannelle à certain moment, assez particulier.

Puis direction l`île Victoria, celle aux hautes falaises avec ses forêts de pins.

Cascada de los Duendes/Balcon del Gutierez/Playa Munoz

Cette randonnée a duré 6 heures, tout d’abord elle m’a emmène à la cascade de Duendes, petite cascade bien sympa mais sans plus (c’est vrai que si l’on compare aux Cataratas de Iguazu).

Puis cela grimpe style Cerro Campanario jusqu’au point de vue du lac Gutierrez .

Après le point de vue, le chemin continue, le sentier devient plus raide en direction de la Playa Munoz, encore 1h30 de route pour atteindre cette plage atypique au milieu de nulle part.

Colonia Suiza

Une sorte d’attraction touristique qui rappelle vaguement la Suisse, quelques blasons des cantons arrimés à certaines façades, de l’artisanat, une brasserie.

Et pas mal de randonnées à faire, dont le Punto panoramico et le Lago Moreno Este et Oeste.

Lago Moreno Oeste

Resto local Mexicain à Bariloche, beau décor.

Chutes d’IGuazu

Les chutes d’Iguazú (en espagnol : cataratas del Iguazú), situées au milieu de la forêt tropicale, à la frontière entre l’Argentine (80 %) et le Brésil (20 %), sont des chutes d’eau constituant un site naturel inscrit au patrimoine mondial par l’UNESCO en 1984. La première description du site par un Européen a été effectuée par Álvar Núñez Cabeza de Vaca au XVIe siècle.

Plan du site

Il ne s’agit pas à proprement parler d’une chute, mais d’un ensemble de 275 cascades formant un front de trois kilomètres environ. La plus haute d’entre elles atteint les 80 m de hauteur. On l’appelle la Garganta del Diablo en espagnol ou Garganta do Diabo en portugais (« gorge du Diable »). L’ensemble des cascades déverse jusqu’à six millions de litres d’eau (soit six mille tonnes) par seconde.

De part et d’autre des chutes ont été créés des parcs nationaux, le parc national de l’Iguaçu au Brésil et le parc national d’Iguazú en Argentine.

Au terminal de bus de Puerto Iguazu il faut prendre un autobus de la compagnie « Rio Uruguay » qui fait l’aller-retour régulièrement dans la journée. Pensez à bien prendre votre passeport pour le passage de la frontière. Le conducteur du bus, récupère votre passeport et s’occupe des formalités de passage aux douanes.

Coté Argentine le premier jour à Puerto Iguazu

Chemins « faciles » et bien indiqués

On rencontre de petites bestioles le long du chemin.

Le côté argentin des chutes est celui qui m’a apporté le plus de sensations, car on se retrouve avec le circuit supérieur au-dessus des cascades.

J’ai été bluffé par le spectacle grandiose, une de mes plus grandes sensations voyages.

On reste en émerveillement de longues minutes à chaque instant, j’y suis resté une journée.

La chute Garganta Del Diablo fait plus de 80 mètres de haut et est très impressionnante quand on s’en approche, autant utilisé le petit train qui est inclus dans le prix pour s’y rendre, car c’est plutôt éloigné du reste.

De petit arc en ciel s’immisce dans le spectacle.

Prévoyez une journée pour visiter les chutes côtés Argentine et une demi-journée pour le côté Brésil (côté panorama). Vous pouvez effectuer un survol en hélicoptère mais uniquement depuis le Brésil.

A l’entrée du parc, vous avez le choix entre le circuit inférieur, le circuit supérieur et le petit train. Je vous conseille premièrement de commencer tôt la journée pour éviter la foule.

Commencer par le circuit inférieur jusqu’à l’île de San Martin puis le circuit supérieur. A partir de l’après-midi vous pourrez faire la Garganta del Diablo (avec le petit train) qui sera bien exposée niveau luminosité avec le soleil dans votre dos. Sensations garanties au-dessus des chutes avec cette passerelle.

Circuit inférieur : durée 2h, 1,5km de long.

Voilà ma première vue, c’est le Garganta del Diablo que l’on voit au loin.

Merveilleux, n’est ce pas?

Salto Chico

  • Circuit supérieur : durée 1h,  800 mètres de long. Différents points de vue sur les chutes

On se retrouve au dessus des chutes au niveau du circuit supérieur.

Salto Dos Hermanas

Vue du Gran Melia Iguazu, avouez que c’est pas mal avec vue sur les chutes.

Le cadre tropical est enchanteur, rien à avoir avec les Niagara Falls à la frontière USA/Canada 🙂

La nature est bien présente, au niveau flore et faune.

Petit train vers Garganta Del Diablo

Garganta Del Diablo

Le jour suivant, je me suis laissé tenté par facilité au niveau transfert des douanes, par l’excursion organisé typique du coin, les trois pays en un jour, c’est à dire départ d’Argentine pour la Ciudad del Este au Paraguay, puis les cascades du Brésil.

Passage frontière Brésilienne…

Arrivée au Paraguay, hors de cette rue animée, où on essaie de te vendre de la camelote chinoise de tout genre, il y a rien à voir au Paraguay, je sentais plutôt que j’étais une proie potentielle.

Puis direction Chutes d’Iguazu, côté Brésilien, en plein orage avec éclair, j’avais une impression de fin du monde.

Les chutes qu’on surplombait en Argentine, se déroulent ici plein la vue de face.

San Ignacio est un petit village charmant à 4 heures en bus d’Iguazu

Visite des ruines de la mission jésuite de San Ignacio Mini.

Ces ruines jésuites, restaurées de 1940 à 1948, sont les mieux conservées et les plus importantes d’Argentine. L’Unesco a d’ailleurs classé le site au Patrimoine mondial de l’humanité.

Argentine 2025

Retard à Rome d’1h40, toujours des imprévus, cela fait partie des voyages.

Me voilà à Buenos Aires, vol avec ITA Airways, via Rome (17h50 de trajet).

Une des première visite de Buenos Aires en attendant le bus de nuit pour Puerto Iguazu.

Fallait trouver des pesos (1 Euro vaut 1670 Pesos), change à la calle Florida au marché noir.

L’équivalent de 450 €, impressionnant, cela semble être de l’argent de trafic 🙂

Et surtout prendre ses repères, ici avec la Quilmes à la terrasse du « Caffé Vergnano » à la calle Florida.

Mon parcours en prévision, sans certitude, car je n’ai réservé que ma première nuit à Buenos Aires, puis ce sera l’aventure.

Chutes d’Iguazu, Bariloche, El Calatafe, El Chalten, Ushuaia pour finir par Buenos Aires…

L’Argentine, grande comme 5 fois la France, n’est pas une destination cool au niveau kilomètres à parcourir.

Je crois qu’il ne faut pas être trop gourmand, visiter le pays complet avec seulement 1 mois sur place me semble trop, si on additionne les kilomètres séparant les chutes d’Iguazu du Perito Moreno/Ushuaia en Patagonie par exemple…

Un peu d’histoire

Époque précolombienne (avant le XVIe siècle)

  • Les premiers peuplements remontent à plus de 10 000 ans, avec des groupes de chasseurs-cueilleurs en Patagonie et des peuples agriculteurs sédentaires dans le nord-ouest. 

Les Incas étendent leur civilisation au nord-ouest de l’Argentine vers 1480. 

Période coloniale (1516-1810) 

  • L’explorateur espagnol Juan Díaz de Solís débarque à Río de la Plata en 1516, et la première fondation de Buenos Aires a lieu en 1536.
  • Buenos Aires devient la capitale de la vice-royauté espagnole des Amériques en 1776.

Construction de la nation et indépendance (1810-1880)

  • Le mouvement d’indépendance est initié en 1810. 

L’Argentine proclame son indépendance au Congrès de Tucumán le 9 juillet 1816.  Buenos Aires et d’autres provinces se disputent la suprématie, ce qui mène à des conflits nationaux jusqu’à ce que Buenos Aires devienne la capitale fédérale en 1880. 

  • L’Argentine moderne (à partir de 1880)

  • L’Argentine accueille une immigration européenne massive entre 1890 et 1910, ce qui influence sa culture. 

Le XXe siècle est marqué par une alternance entre périodes démocratiques et dictatures militaires, notamment de 1930 à 1982. 

La présidence de Juan Perón en 1946 est un moment marquant, tout comme la mort d’Eva Perón en 1952. 

Entre 1976 et 1983, une dictature militaire entraîne une période de violence, de disparitions et de la guerre des Malouines contre le Royaume-Uni.  Le retour à la démocratie est consacré en 1983 avec l’élection du président Raúl Alfonsín

Le pays connaît une grave crise économique en 2001, suivie de l’élection du président Cristina Fernández de Kirchner qui prônent des politiques de gauche. 

On le voit, l’histoire de l’Argentine couvre plusieurs millénaires, commençant avec les peuples autochtones, suivie par la colonisation espagnole, l’indépendance proclamée en 1816, la formation de la nation moderne au XIXe siècle, une période d’immigration européenne intense, les alternances entre démocraties et dictatures militaires au XXe siècle, des conflits majeurs comme la guerre des Malouines, et des crises économiques récentes, aboutissant à la situation actuelle.

Situation actuelle représentée par Javier Gerardo Milei, né le 22 octobre 1970 à Buenos Aires, est le président depuis le 10 décembre 2023.

Il est classé à l’extrême droite et décrit comme libertarien. Plusieurs de ses positions suscitent la controverse, comme son opposition à l’avortement, son rejet de l’éducation sexuelle dans les écoles, son soutien au libre port d’armes et à la libération des drogues et son déni du changement climatique.

Dans le domaine économique, Milei se revendique anarcho-capitaliste et défend un « plan tronçonneuse », qui vise à drastiquement diminuer le poids de l’État : il souhaite ainsi supprimer la banque centrale argentine, remplacer le peso argentin par le dollar américain, supprimer les aides sociales, limiter le nombre de ministres aux fonctions et diviser par deux les dépenses publiques, bref à la Trump 🙂

Meilleures périodes pour visiter l’Argentine

L’Argentine, pays d’Amérique du Sud s’étendant sur plus de 3 700 km du nord au sud (comme la distance entre le nord de la Suède et le sud de l’Italie), possède une diversité climatique remarquable. Ce vaste territoire englobe une variété de paysages allant des déserts arides aux forêts tropicales, en passant par les montagnes enneigées et les vastes plaines. Cette diversité géographique se reflète dans les nombreux types de climat que l’on trouve à travers le pays.

L’Argentine étant un pays immense, les variations climatiques sont significatives d’une région à l’autre.

On distingue deux périodes idéales pour visiter l’Argentine : d’avril à octobre pour le nord et le centre et d’octobre à avril pour le sud.

Le printemps entre fin septembre et début décembre est un excellent compromis. Il permet de bénéficier partout de températures clémentes et de pluies raisonnables. La végétation est luxuriante et les fleurs en plein épanouissement.

Au sud de l’Argentine, la Patagonie, qui s’étend jusqu’à la Terre de Feu, présente un climat subpolaire avec des hivers longs et froids et des étés courts et frais. La région est également connue pour ses vents forts et constants.

Pour randonner en Patagonie, il vaut mieux privilégier l’été entre décembre et février.

Photo Ushuaia en hiver, c’est à dire pendant notre été.

Sensations de voyage Colombie 2024

Merci à Mario, Alejandro, Sandra, Carmen, Claude (un français retraité au Brésil qui était en vacances en Colombie), Thomas, Thais, Christophe, Javier…, et j’en oublie certainement, rencontres fortuites et enrichissantes de voyage.

Et bien sûr au groupe les Colibris avec Expotur avec qui j’ai vécu l’expérience forte de la montée vers la Ciudad Perdida.

Au niveau change de 4200 à 4600 pesos colombiens pour 1 euro, j’ai essayé une fois un retrait visa, c’était vraiment pas intéressant…

Comme souvent vaut mieux avoir de l’argent à changer, change à faire dans les grandes villes, c’est là que le taux est le plus intéressant (Bogota, Medellin et Carthagènes).

50000 Pesos, environ 11 euros.

Logements selon mes critères, chambre avec salle de bain privée, entre 12 euros (Minca) et 36 euros (Carthagène, ville plus cher au niveau logement).

Bon plan, pour être connecté et pouvoir ainsi par exemple utiliser à sa guise Uber, qui est très répandu en Colombie pour se déplacer facilement.

Utiliser « Claro », c’est clair ainsi 🙂

Claro, 7000 pesos, moins de 2 euros pour 6 jours, forfait 1 mois possible.

Commençons notre tour des endroits visités :

Bogotá, autant être franc, cette ville ne m’a pas plu, entre le temps pluvieux à froid et une certaine impression d’insécurité, fallait trouver sa place de bien être.

Plaza Bolivar

J’y suis resté 5 nuits, bien trop, maximum 2 à 3 nuits pour les beaux musées.

Pourquoi pas l’éviter, j’ai rencontré des voyageurs qui ont pris le bus de nuit après 1 nuit sur place ou 1 avion de connexion dès leurs arrivées (il faut tenir compte d’au moins trois heures pour les formalités à l’arrivée, donc cela devient long en trajet).

Tout se concentre au niveau animation sur la Calle 10 avec ses nombreux musées, ainsi que la Carrera 7.

Carrera 7

Balade au Monserrate en Funicular ou Teleferico et possible aussi une bonne montée à pied d’au moins une heure (Camino peatonal a Monserrate), attention, faut tenir compte de l’altitude, on sent les 2600 mètres et si on vient d’arriver en Colombie…

Teleferico a Monserrate
Camino peatonal a Monserrate

Logement dans un appartement pas vraiment dans l’animation de la Candelaria, mais à 5 minutes à pied. Pas extraordinaire, mais top au niveau sécurité, il y a un garde à l’entrée, Loft Paraiso Vintage sur booking.

Salento, 4 nuits sur place, cela les vaut, après Bogota, j’avais l’impression de revivre.

La zone est magnifique et nécessite plusieurs jours, entre la vallée de Cocora, Filandia et d’autres randonnées possibles sur place et facile d’accès, voir jeep sur le parque principale, cet endroit était top.

Par exemple l’excursion vers Carbonara, la cordillère centrale et le parc de los Nevados!

Vallée de Cocora
Vallée de Cocora
Filandia

Logement chez Mario, Apparta hotel La marteja (AirBnb), un appartement divisé en plusieurs chambre, mais comme j’étais seul, c’était chouette.

Apartahotel La Marteja

Jardin, je pensais y rester deux nuits, mais j’y suis finalement resté 3 nuits, c’était pas plus mal trois nuits, disons que c’est une sorte de Salento en moins développé et moins touristique, ce qui a un charme certain.

Belles balades à faire à Jardin
Jardin

Logement chez Elcy (hermoso cuarto con baño privado), un appartement avec trois chambres, il y avait une superbe terrasse, un de mes meilleurs logements et à 13 euros seulement!!!!

Medellín, bien mieux qu’à Bogota, température plus agréable et aucun problème de sécurité, du moins dans le quartier Poblado, où j’ai logé, je ne m’avancerais pas pour d’autres quartiers.

Super réseau de transport, un métro et des câbles aériens nickel!

Métro de Medellin
Poblado Medellin
Le ron Medellin, valait la peine aussi 🙂

La comuna 13 vaut la peine, quand on pense à ce qu’ont vécu les habitants de cette zone qui était un « no mans land », maintenant la jeunesse a repris le pouvoir, il y a une ouverture au monde, à l’art…

Comuna 13

Guatapé m’a bien plu, je me demande si cela ne mériterais pas de passer au moins une nuit (trajet de 2h30 en bus de Medellin).

Donc, en résumé, à moins de 3 heures de Jardin et Guatapé, il y aurait moyen de rester un moment à Medellin en passant quelques nuits dans les alentours 🙂

Guatapé

Logement à Poblado (9. Living Poblado: Habitación con baño privado), appartement avec une partie commune et 4 chambres, pas fameux, il y a surement moyen de trouver mieux. Mais au niveau situation, c’est top, le Poblado est l’endroit pour être tranquille comme touriste, Laureles a l’air bien aussi.

Santa Marta et le Trek Ciudad perdida, un des moments forts de mon voyage, j’ai éprouvé pas mal de difficultés, les 50 km en 4 jours ont un dénivelé important, mais je ne voulais pas raté cette cité pré-colombienne à découvrir et je n’ai pas été déçu.

Depuis quelques années, Santa Marta tente de se refaire une beauté et le centre historique retrouve son lustre petit à petit. On trouve bien sûr des plages où se baigner, principalement du côté du quartier de Rodadero où tout est fait pour passer du bon temps.

Santa Marta

De Santa Marta, on peut aisément organiser le reste de son séjour, voir Parc Tayrona, Ciudad Perdida ou encore le trek de Guajija qui démarre de Riohacha (j’en ai entendu parlé en bien, mais difficile de faire ces deux treks l’un à la suite de l’autre…).

Santa Marta en soi, est un endroit cool où il y pas mal d’animations, j’y suis resté deux nuits.
Dès que l’on sort de la ville, les options pour profiter de la nature sont impressionnantes.

Expotur organise les deux trekkings et est recommandé par le guide du routard.

Lost City Trek avec Expotur
Le trek de la Guajira, Cabo de la Vela doit être chouette aussi, ce sera pour une autre fois 🙂

Au niveau prix pour le trek Ciudad Perdida, c’est le même prix partout (j’ai fait plusieurs agence pour me renseigner), il faut compter 1800000 pesos, c’est à dire 400€ !

Comme expliqué par Expotur, ce prix comprend 3 nuits, les repas et la présence des guides, de plus il inclus le prix d’entrée au site et il y a un retour financier pour les ethnies pré-colombiennes vivant là.

Parque Arqueologico Ciudad Perdida, Patrimonio nacional
Trek Ciudad Perdida
Ciudad Perdida
Ciudad Perdida
Logement Koguis, Ciudad Perdida

Je vous signale qu’il existe une alternative à la Ciudad Perdida qui n’est pas organisé par Expotur, le trek Bunkuany organisé par Arawak Colombie en outre.

Ce trek est moins long (30 km), il est plus facile au niveau physique et peut être moins cher, si vous êtes assez nombreux (je me suis renseigné, il n’y avait pas d’autre demande pour ce trek, qui m’aurait finalement couter plus cher que la Ciudad Perdida en étant seul).

Logement de trois nuits en trek inclus dans le prix Expotur et deux nuits à l’Hotel Parque Los novios à Santa Marta, déjeuner inclus, assez rare en Colombie, pas mal, proche de l’animation de Santa Marta et pas loin de la plage.

Parque Tayrona, 2 nuits près de l’entrée El Zaino, ce parc possède parmi les plus belles plages de Colombie, et toute la côte jusqu’à Riohacha permet de profiter de la mer des caraïbes.

Parque Nacional Natural Tayrono, Al Cabo
Jeu de lumière à l’aube, parc Tayrona
Parque Tayrona, découverte des Caraïbes
Superbes vues, parque Tayrona, le reflet dans les eaux des Caraïbes 🙂
Cabo Juan, Parque Tayrona

les billets sont à acheter directement sur place aux entrées de chaque secteur. Votre ticket est valable pour toute la durée de votre séjour à l’intérieur du parc.

Haute saison pour touristes étrangers $87.000 + Assurance obligatoire $6.000. Il y a à l’entrée El Zaino, une navette vers le départ du sentier $5.000.

Attention chaque année aux mêmes dates, le parc ferme à la demande des populations indigènes de la Sierra Nevada de Santa Marta pour leur permettre de faire leurs rituels dans ce territoire sacré et laisser respirer la nature.

Du 1 au 15 février
Époque du Kugkui Shikasa : moment où la terre se renouvelle
Du 1 au 15 juin
Époque du Saka Jusi : période des “règles” de la terre
Du 19 octobre au 2 novembre
Époque du Nubbatashi : période où les animaux font des rituels à la terre

Bus de Santa Marta à Tayrona, facile, le bus s’arrête juste devant l’entrée du parque, El Zaino.

  • Prix : environ $15.000
  • Durée : environ 1h
  • Départs fréquents et toute la journée (attention il y a des horaires pour accéder au parc au delà desquels il n’est plus possible d’entrer).

Logement à Tayrona Angel Lodge, si l’on prend les chambres plus cher, c’est ok, mais ne pas pendre celle du bas , sans wifi et sans vue…

Sinon petit déjeuner inclus et à 100 mètres de l’entrée El Zaino, et si vous désirez passer une nuit dans le parque, vous pouvez laisser vos bagages là, petite piscine qui tombait à pic avec les 50 km dans les jambes de la Ciudad Perdida.

A noter qu’il existe quasi à côté différents magasins et restaurants.

Minca, 2 nuits, voilà une bien belle découverte, mes deux nuits passées là ont été vraiment chouettes, avec jardin, ce sont mes deux coups de cœur du voyage.

On suit les chemins qui sortent de Minca et on va de découverte en découverte, paysages, cascades à couper le souffle…

Minca, beaucoup de choses à faire autour
Cascada Marinka
Minca

Logement à l’Hotel Minca Express Relax Base Camp, tout près de l’arrêt des navettes pour Santa Marta, j’ai vraiment apprécié l’endroit avec un couple d’hôtes bien sympathique, un jardin avec petite piscine pour 12 euros, le moins cher de mon séjour!

Rincon del Mar, 4 nuits, un coin assez francophone, un petit paradis où l’accueil est impressionnant, j’ai eu droit à des tonnes de « Bienvenido », de l’authenticité à l’état pur à découvrir sans attendre avant que cela change…

Rincon del Mar

3 activités faites, les îles autour (Islas de San Bernardo), les mangroves et l’excursion en fin d’après midi phytoplanctons, balade à cheval possible aussi…

Rincon del Mar
Rincon del Mar (Islas de San Bernardo)

Logement à Hostel Blue Sea Rincon del Mar, pas mal du tout, chambre avec balcon donnant sur la mangrove, celles avec vue sur mer sont meilleurs bien sur et un peu plus cher…

Hostel Blue Sea Rincon del Mar

Carthagène des Indes, 3 nuits, climat des Caraïbes, c’est aussi une belle découverte, le logement dans le quartier Getsemani était chouette, au cœur de l’animation et très safe.

Carthagène des Indes, Getsemani
Castillo de San Felipe de Barajas

Logement à Casa Belia, une belle maison coloniale avec trois chambres, c’est la plus spacieuse chambre de mon séjour et la plus cher…

Logement Casa Belia, une belle maison coloniale

Petite réflexion, le voyage évoque pour la plupart des gens, l’évasion et la découverte de nouvelles cultures, paysages, etc.

Mais, on a parfois tendance à oublier que c’est aussi un moyen de ralentir son rythme de vie effréné en quittant son cocon routine où l’on fonctionne sans plus réfléchir sous les contraintes extérieures, sa fameuse zone de confort imposée au quotidien qu’on préfère garder.

Mettre de côté ses préjugés et ses idées reçues pour mettre le cap vers l’inconnu est une sorte de rechargement de batteries mentales. Dans une époque où le stress est omniprésent et où le rythme effréné nous pousse à l’épuisement, les voyages permettent de ralentir et de respirer. S’immerger dans une culture différente, explorer des paysages grandioses ou simplement se détacher de la routine agit comme un remède puissant.

Le voyage permet de rencontrer pas mal de personnes mais aussi de se révéler à soi-même face à des situations nouvelles et imprévisibles que l’on doit gérer.

Ainsi, c’est un chemin vers la connaissance de soi.

Guatapé/Medellin (Colombie)

« Nous ne voyageons pas pour échapper à la vie.
Mais pour que la vie ne nous échappe pas. »

Carthagène des Indes

Dernière étape avant le retour, Carthagène des Indes fondée au 16è siècle par les Espagnols, la ville servit aux colons de porte d’entrée vers l’Amérique de Sud.

La sublime architecture du centre colonial avec ses maisons et balcons d’époque lui vaut un classement au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. 

Le centre historique vaut vraiment la peine, mais aussiGetsemani, où j’ai logé, pour son street art et son ambiance vivante et colorée.   

Getsemani
Getsemani
Getsemani

Carthagène est découpé de façon un peu bizarre avec une ville fortifiée, des presqu’îles et des quartiers périurbains. En gros le quartier historique de la ville fortifiée se situe sur une pointe entourée par la mer et par une muraille.

Le centre est quadrillé en « Calle » et “Carrera” numérotées perpendiculaires les unes aux autres. La ville fortifiée est directement reliée au sud-ouest à Bocagrande, au sud-est à Getsemani et au nord-est au quartier où se trouve l’aéroport. Depuis le centre historique s’étend vers le sud-est toute la ville moderne de Cartagena, celle où quasiment aucun touriste ne va jamais.

Centro
Santa Carolina de Alejandria
Palacio de la Inquisicion, ventana de la denuncia, C’est un fort bel édifice que ce Palacio de la Inquisición, précédé d’un portail baroque monumental en corail, ajouté en 1770. Quelque 800 personnes furent jugées sous ses voûtes, dont 5 finirent brûlées vives pour sorcellerie.

C’est par cette fenêtre que l’on pouvait dénoncé son voisin, sympa et en passant discrètement à cheval, elle est en hauteur…

Baluarte San Francisco Javier
De la muraille, vue de Bocagrande
Belles maisons coloniale restaurées
Les portes, tout un art en soi.

Certaines portes de la vieille ville sont ornées de gros clous, Une denrée précieuse, jadis, signalant la présence derrière ces murs d’une famille aisée. Plus les clous étaient nombreux, plus les occupants étaient riches. Les portes sont aussi décorées d’un heurtoirs, qui symbolisaient la profession du propriétaire : un hibou pour les savants, un lion pour les politiques,, une main pour le clergé, un poisson ou une sirène pour les marins, etc.

Centro
Il faut chercher, mais certains bâtiments restent à restaurer
Dans le centre historique, Alquimico, « Experimentos sensoriales », dit le slogan en devanture, sur fond de bocaux contenant, une multitude de légumes, racines et herbes inconnus.

Teatro Adolfo Mejia
Porte d’entrée du centro de jour
Ambiance de fête au centre historique de nuit
Plaza de la Trinidad à Getsemani
El callejon Ancho, près de mon logement à Getsemani
Pedro de Heredia, Homme controversé et important dans la fondation de Carthagène des Indes et dans la conquête ultérieure de la gouvernance du même nom.
Castillo de San Felipe de Barajas
Castillo de San Felipe de Barajas
Quartier de Bocagrande
Vue du Castillo
Toujours des jolies fresques
Bocagrande
Castillo de San Felipe de Barajas
« Comique », ce chien transformé en lion, on ne lui a pas demandé son avis 🙂
Une meute en fait…
Et oui, moins de 5 euros pour deux cocktails 🙂
Des chapeaux de toutes formes et de toutes couleurs
J’ai discuté avec le propriétaire de cette jolie zone de fleurs sur la voie publique, tout un art floral face à chez lui 🙂
Des vedettes colombiennes, dont Shakira, qui a une de ses maisons à Carthagène et qui est née à Baranquilla, tout proche.